Chair de poule

Travail de restauration sur une Morency avec table en cèdre et caisse en jacaranda de 2009.

À l’époque je combinais 2 types de finition, vernis au tampon pour la table et nitro pour le reste. La restauration en cours nécessite donc 2 démarches concernant les méthodes et les produits utilisés.

1) Restauration de la table :
L’état de la table était particulier, d’une usure inhabituelle. Plus de 180 marques étaient répartis sur la totalité de la surface.
Une fois le lent processus de remplissage à la gomme laque effectué de manière réaliste, un sablage précis est requis afin de mettre à niveau la surface, et pour enfin compléter le travail avec quelques sessions de vernissage au tampon.
Les 1ères photos de l’album nous montre l’état de la table ayant déjà subit un certain nombre de remplissages successifs, lesquels sont constitués d’applications et sablage de la surface, et suivi d’un remplissage ciblé pour chacune des marques à traiter.

2) Restauration de la caisse :
Les supports pour les guitaristes ont très souvent des ventouses causant en très peu de temps des dommages considérables au vernis de type nitro non-catalysé. Ici il y avait à retravailler 3 îlots dont le vernis était complètement altéré par les solvants contenu dans les plastiques et autres substances des ventouses.
La jonction entre le fond et les éclisses au niveau du tasseau du bas avait aussi subit des dommages similaires, contamination par des substances ou chaleur extrême.
Une fois les surfaces bien dégarni de toute matière contaminée et scellées à nouveau par une couche claire, il y avait une légère teinture «maison» originale à restaurer, et pour ensuite terminer avec les couches claires habituelles. Rien de trop compliqué sauf pour ce qui est du nivelage finale de la surface. La marge ici est nulle si on veut obtenir un jumelage satisfaisant entre l’existant et le neuf, une fois le tout bien poli.

Extrait d’une session de tamponnage :

Les oiseaux sont de retour en ville (p.11)

Une fois le fond assemblé et aminci, l’ajout du renfort central et des barres sont des opérations relativement aisées.
Si le niveau d’humidité contrôlée dans l’atelier se situe dans un plage assez étroite tout au long de l’année, il est possible de mesurer avec certains bois le moindre écart insufflé au fond durant l’assemblage des barres transversales. En tenant compte si possible du lieu de résidence de l’instrument en cours, je cherche donc à effectuer rapidement le collage des 3 barres à un moment le plus avantageux possible.
Concernant l’approche pour le collage de ces dernières, à priori je dirait que j’ai des réserves sur celle qui consiste à réaliser l’assemblage sur une surface sphérique rigide (dished form). J’aurai certainement l’occasion d’élaborer à ce sujet…

Née de la vague

Un titre évocateur emprunté au photographe Lucien Clergue.
Une parenthèse ici pour mettre en valeur des points de vue de la guitare en cours et, principalement de l’intérieur, de son aspect final.

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